Pour investir en bourse, il existe plusieurs méthodes, toutes différentes en fonction de l’horizon de temps, du type de société, des compétences de chacun, du temps disponible etc. Quand des traders, entendons ici des acheteurs court ou moyen terme d’actions, se focalisent principalement sur l’analyse de la structure d’un graphique, les investisseurs eux ont plutôt tendance à se focaliser sur l’analyse fondamentale des sociétés. Les deux approches sont bien évidemment complémentaires, un investisseur doit savoir où rentrer dans un graphique, et un trader doit comprendre dans quoi il met les pieds, mais le degré de compétence nécessaire diffère fortement.

L’analyse fondamentale est une méthode permettant d’évaluer la valeur intrinsèque d’un actif et d’analyser les facteurs pouvant influencer son prix futur. Cette forme d’analyse se base sur des événements et des influences externes, ainsi que sur des bilans financiers et des tendances observées au sein de l’industrie concernée.

Mais à quoi sert l’analyse fondamentale ?

Elle permet de comprendre l’environnement tout autant que la structure de la société. Il ne faut pas confondre analyse financière et analyse fondamentale. L’une est la composante de l’autre.

Vous êtes un investisseur et vous souhaitez placer une partie de vos économies, bien évidemment de l’argent que vous êtes prêt à perdre, dans quelques sociétés pour tenter d’en tirer un bénéfice dans quelques années sans pour autant être rivé sur votre portefeuille. Vous prenez un graph et vous extrapolez sur 2-3 ans ? Compliqué.

Vous misez sur un secteur que vous pensez d’avenir ? Oui, mais comment être certains qu’il n’y aura pas de bâton dans les roues ? Et la société dans laquelle vous allez miser, vous savez si elle a une gestion pérenne ? Si elle va vous diluer à tel point que vous n’arriverez plus à compter vos 0 après la virgule (coucou Cybergun) ?

L’analyse fondamentale sert justement à dormir tranquille après avoir investi dans une société.

Beaucoup pense que c’est uniquement avoir un prix cible, de se dire que telle société vaut X argent. Oui mais… pas vraiment. C’est une approche très comptable et fermée, avec laquelle on se coupe de toute possibilité d’agilité. Définir un prix cible est important, à minima pour savoir où on va, mais il n’est pas immuable, et il convient d’ajouter certains facteurs clefs de succès. Exemple : je mise dans la société Dupont, à 5€ l’action, qui est une agence de nettoyage de cirque animalier. Je pense qu’elle est sous côté et qu’elle peut atteindre 10€ l’action. Se borner à cette vision est extrêmement risqué. Il est indispensable de déterminer un certain nombre de facteurs clefs de succès comme : est-ce que le législateur ne va pas interdire les cirques animaliers ? Sans ces conditions de réussite ou d’échec, on est beaucoup moins agile dans nos investissements, et réviser une cible de prix est plus ardue.

Quel est le schéma ?

On va dans le sens que l’on veut, mais le principal et de ne rater aucune étape :

  • Analyse de la structure financière (en scrutant le bilan, le compte de résultat, le tableau de flux de trésorerie, et un certain nombre de ratio)
  • Analyse micro-économique (l’actionnariat, la concurrence, l’utilisation d’outil d’analyse d’environnement, le secteur économique)
  • Analyse macro-économique (le législateur, la géopolitique, l’économie internationale etc)

Pas besoin d’être un pro pour se faire une idée relativement juste d’une société. Pas besoin d’y passer 10 jours pour connaitre jusqu’au nom du chien du dirigeant. Quelques connaissances des états financiers, quelques minutes sur des sites de renseignements de sociétés, une veille informationnelle sur l’actualité internationale et le tour est joué. Plus on pratique, plus on va vite, et plus on peut se permettre de creuser, de comprendre plus et mieux. Y’a forcément des échecs, comme en analyse de graphique, mais l’avantage est que le travail paie. N’oubliez pas qu’il faut pas mal de jugeotte plus que de la connaissance, et c’est ce qui peut donner des erreurs de calculs. Une chaine de distributeur low cost sera plus attirante pour un investissement si le chômage dans son principal marché

augmente, car baisse du pouvoir d’achat donc rué sur le low cost. Oui… mais attention. Certains us et coutumes sont parfois à prendre en compte car ils faussent les résultats.

Pour en apprendre plus sur les différentes composantes de l’analyse fondamentale, je t’invite à aller jeter un œil dans les sections afférentes. Tu y apprendras les rudiments de l’analyse fondamentale pour commencer à t’entrainer sur tes premières sociétés.


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