La démocratisation de l’écosystème cryptomonnaies

QUEL EST L’IMPACT DES NFT (NON FONGIBLE TOKEN) DANS L’ADOPTION BLOCKCHAIN ?

Sommaire :

Introduction
Chapitre I. Une adoption lente
A. Les classes sociales, un frein à la démocratisation
B. Les cryptomonnaies : une réputation difficile
C. La démocratisation d’internet comme modèle.
D. Une adoption qui dépend de nombreux facteurs
E. La démocratisation : le rôle de tous
Chapitre II. Les NFT, une vitrine au service de la blockchain
A. Un engouement qui porte le secteur
B. L’univers de l’art : passerelle entre art classique et blockchain
C. Une meilleure compréhension du domaine blockchain
D. Un nouveau moyen d’expression
Conclusion
Bibliographie

INTRODUCTION
Les cryptomonnaies existent depuis maintenant plusieurs dizaines d’années. Une des premières cryptomonnaies, le DigiCash a été inventé en 1989.
En quoi cela peut être utile ? Ce type de monnaie permet de soustraire le tiers de confiance que l’on connaît dans la finance traditionnelle. Aucune banque pour valider la transaction ou pour détenir nos économies. Les transactions se font en « peer to
peer », d’utilisateurs à utilisateurs en passant par le réseau et nous seuls peuvent accéder à notre portefeuille. La blockchain sur laquelle s’appuient ses technologies est un grand registre public ou toutes les transactions et informations sont notées.

C’est donc tout naturellement que je me suis focalisé sur un problème que rencontrent de nombreuses entreprises, comme les médias à savoir la démocratisation et l’adoption d’un écosystème peu connu, en l’occurrence celui de la blockchain. Cet écosystème est jeune et souvent critiqué par méconnaissance. Les médias et entreprises spécialisés dans ce domaine sont pénalisés
par ce manque de visibilité. Alors que pouvons-nous proposer et comment mettre en avant un écosystème si technique et si décrié ? Les médias se doivent de démocratiser un écosystème pour avoir plus de visibilité, toucher un public plus large et être compréhensible de tous. Écrire des articles techniques et complexes pour un débutant risque de le dissuader de s’intéresser à ce milieu. À l’inverse faire des articles trop simples et peu techniques ne va pas intéresser les plus aguerris. Alors qu’elle position adopter pour les médias ? C’est autant de questions que nous allons traiter.

Après le boom des NFT, cette technologie m’est apparue comme une bonne approche et un angle intéressant pour étudier ce sujet. Les NFT (Non Fungible Token) sont des jetons numériques qui octroient un certificat de propriété virtuel au propriétaire. Il peut attribuer la propriété d’un actif physique tel un tableau, une musique un dessin ou un bien de manière générale. Il sera ainsi noté sur la blockchain. Cette technologie est une minirévolution car elle donne aux propriétaires ou à l’artiste l’assurance de posséder un bien unique qui ne pourra donc pas être dupliqué sur internet.

Voilà pourquoi, j’ai opté pour une problématique qui traite de l’impact des NFT dans l’adoption blockchain. C’est totalement en lien avec les missions qui me sont demandées et qui impactent directement l’entreprise dans laquelle j’effectue mon
stage ainsi que différents acteurs. Ce mémoire a pour objectif de comprendre et expliquer les notions et théories sur ce
sujet, mais également de trouver des éléments de réponse à cette question. La réflexion est construite comme un entonnoir de trois étapes : nous aborderons, dans un premier temps, la démocratisation de manière générale, dans un second
temps, l’impact des NFT jouant un rôle de vitrine pour l’écosystème blockchain, enfin des études de cas diverses pour évaluer l’impact de ces jetons numérique sur les entreprises et la gestion à adopter en conséquence.

CHAPITRE I. UNE ADOPTION LENTE

A. Les classes sociales, un frein à la démocratisation

Ce travail porte donc sur la démocratisation, attardons-nous deux minutes sur ce

terme. Gaston Berger, dans son ouvrage nommé « L’homme moderne et son
éducation » (p.109) définit la démocratisation comme l’action de mettre un bien à la
portée de toutes les classes de la société. Cette définition met déjà en avant un premier
problème qui est celui des classes sociales.
Il explique que les classes sociales peuvent donc être un frein à une démocratisation
quelles qu’elles soient. En effet, les inégalités persistent dans notre société. La
première est l’accès à l’éducation et au savoir. Des jeunes n’ayant pas bénéficiés de
cela seront potentiellement plus fermés d’esprit, réticents à l’innovation et surtout
n’auront pas les connaissances suffisantes pour utiliser les dernières technologies par
exemple.


Au-delà des connaissances, Gaston Berger explique que les ressources notamment
financières sont un deuxième frein à cette thématique. Ne pas pouvoir s’acheter de
téléphone favorise une exclusion sociale et bloque la démocratisation. Je prendrai, si
vous le voulez bien, un exemple, l’ordinateur prêté pour chaque élève en classe de
troisième était un moyen de démocratiser l’usage d’internet en atténuant les inégalités
sociales. C’est d’ailleurs ce qu’évoque Dominique PASQUIER dans son texte « Une
démocratisation en demi-teinte ? Usages populaires d’internet ». Il indique que les
clivages sociaux sont impactés différemment par les technologies. Quand les classes
sociales telles que les cadres vont avoir accès et utiliser cette technologie les classes
comme les ouvriers vont freiner cette démocratisation par manque de moyen financier
ou des fois par manque de connaissance. Justement rentrons en détail sur ce dernier
point. Que se passe-t-il quand des outils conçus par des individus diplômés arrivent
dans des milieux sociaux qui ne le sont pas ? L’auteur, ici, évoque le fait que les
milieux défavorisés freinent la démocratisation des nouvelles technologies. De ce
constat, on peut se dire que pour accentuer cette démocratisation, donner accès à plus
de savoir et de connaissances à ces milieux-là, pourrait faciliter l’adoption.
Dominique Pasquier évoque même le terme de « démocratisation ségrégative » pour
qualifier ce phénomène.
Ce sont des premiers éléments de réponse à cette adoption difficile. Néanmoins
d’autres éléments témoignent de cette complexité.

B. Les cryptomonnaies : une réputation difficile

Au-delà des classes sociales, la réputation que connaissent les cryptomonnaies est
également un frein à cette adoption plus massive. Ces monnaies qu’on peut qualifier
de virtuels souffrent d’une réputation qui nuit à son image. Souvent associé à la
monnaie des trafiquants de drogue ou d’armes à feu. Dans la réalité, on se rend
compte que cela représente moins de 1% des transactions totales selon Nicolas
Chéron sur BFM Business.


Les cryptomonnaies sont également très polluantes. Le Bitcoin produit autant
d’électricité qu’un pays comme le Chili. Dans une société de plus en plus préoccupée
par l’écologie ce nouveau mode de transaction n’est pas idéal.
Un obstacle et non des moindres est la technologie blockchain qui est difficile à
comprendre et à expliquer. On peut facilement faire un parallèle avec internet qui était
craint par beaucoup et non compris d’un bon nombre de personnes.
Jean Kissick, journaliste pour le magazine « Spike » décrit les NFT comme
« réinventée comme du mauvais art, comme un art enfantin et nostalgique pour ceux
qui n’aiment pas les idées ou la beauté. » On peut imaginer ici que le journaliste va
avoir une mauvaise image de l’écosystème pas la suite, ainsi que son lectorat.
Enfin, l’éclatement de la bulle internet qui a fait mauvaise pub à cette dernière. On
retrouve ça chez les cryptomonnaies et l’aspect spéculatif. Poussons désormais la
comparaison encore plus loin.

C. La démocratisation d’internet comme modèle.

On dit souvent qu’il faut s’inspirer du passé pour avancer. Alors jetons un œil à
l’adoption d’internet. Elle s’est faite durant plus de 10 ans. Dominique Pasquier,
l’auteur d’Enjeux numérique indique qu’une démocratisation prend énormément de
temps. Malgré tout, il insiste sur le fait que des éléments permettent d’accélérer ce
processus comme c’était le cas avec le smartphone qui a aidé et poussé l’usage
d’internet au-delà de toutes attentes. « En France, la démocratisation d’Internet s’est
opérée au cours des vingt dernières années et semble liée à la montée en puissance du
smartphone comme outil de connexion ». Nous verrons par la suite que les NFT
peuvent jouer ce même rôle dans les années à venir.

D. Une adoption qui dépend de nombreux facteurs

Comme Nathan Rosenberg dit en 1972, « Dans l’histoire de la diffusion de
nombreuses innovations », on ne peut s’empêcher d’être frappé par deux
caractéristiques du processus de diffusion : son apparence globale, la lenteur d’une
part et les fortes variations des taux de l’acceptation de différentes inventions, d’autre
part. Ainsi, comprendre le processus de diffusion est essentiel pour comprendre pourquoi
l’adoption peut être lente.


Comme l’expliquent Don et Alex Tapscott dans leur livre « Blockchain Révolution »
La première génération de la révolution numérique nous a apporté l’Internet de
l’information. Le deuxième genre, alimenté par la technologie blockchain, nous
apporte l’Internet de valeur utilisable, car son contenu n’est plus modifiable à moins
d’invalider toute la structure de données.
Nous avons également vu qu’une adoption prend énormément de temps et qu’il faut
souvent attendre une technologie annexe qui va permettre d’accélérer la
démocratisation. C’était le cas avec le téléphone portable qui a accéléré la vague
Internet. Et si les NFT était l’outil qui va mettre en lumière le domaine des
cryptomonnaies et de la blockchain.


Enfin la démocratisation n’est pas homogène au sein de la population. Une adoption
dans un certain pays avec une population restreinte sera plus simple qu’une adoption à
plus grande échelle. Hall et Beethika Khan dans l’ouvrage intitulé « Adoption of New
Technology » nous renseigne sur la multitude de facteurs micro économique qui
influent dans l’adoption d’une technologie. Parmi eux on retrouve l’offre et la
demande, le développement du pays, la géographie ainsi que la culture de la
population. La diffusion peut être considérée comme les résultats qui mettent en
balance les avantages supplémentaires de l’adoption d’une nouvelle technologie par
rapport aux coûts du changement, souvent dans un environnement caractérisé par
l’incertitude. Le facteur le plus important selon eux est la nécessité de développer des
innovations complémentaires pour accompagner le développement de la technologie
telles que l’électricité et les technologies de l’information. Ces cas ne font qu’illustrer
la complexité et la multitude de variables nécessaires dans une adoption.

E. La démocratisation : le rôle de tous

Un des acteurs qui influencent le plus la population et qui est le plus à même de
diminuer les inégalités est l’État. Le gouvernement a donc potentiellement un rôle
dans l’adoption d’un écosystème. Pour vérifier cela, tournons-nous vers les États-Unis, pays porté sur l’innovation à travers diverses aides et salaires qui poussent les
personnes à entreprendre notamment vers les nouvelles technologies. Dans ce pays
l’application la plus téléchargée est « Coinbase » une application pour acheter et
vendre des cryptomonnaies. Les lois sont favorables à l’écosystème qui se retrouve
énormément plus développé là-bas, que chez nous. L’application compte déjà plus de
35 millions d’Américains inscris pour moins de 3 millions en France. Un écart qui
s’explique également par la mentalité de la population et de l’éducation.
Nous aborderons un peu plus loin le cas de EBay qui crée une plateforme de vente de
NFT. Le fait de mettre à disposition à des millions d’utilisateurs un concept
blockchain permettra une meilleure compréhension des NFT et donc du domaine.
Enfin, les influenceurs sur les réseaux sociaux sont autant impliqués dans cette
démarche. Il est important pour eux de vulgariser leurs contenus et l’écosystème pour
faire venir un maximum de personnes visionner leurs contenus.

CHAPITRE II. LES NFT, UNE VITRINE AU SERVICE DE LA BLOCKCHAIN

A. Un engouement qui porte le secteur

Ces jetons utilisables sur la blockchain suscitent un fort engouement. « Beeple » un
artiste qui crée des NFT, en a vendu un pour 69.3 millions de dollars.


Cette fièvre emporte même les galeries d’arts qui, elles aussi, commencent à présenter
des peintures numériques dans leurs collections. Un outil basé sur la blockchain
visible dans le monde réel. Pour la première fois, on peut voir concrètement ce que
cela représente. Un immense pas pour la démocratisation de l’écosystème. Ce qui
portait préjudice auparavant à la blockchain est que cela n’est pas visible, or ici on
voit concrètement l’apport et l’œuvre présentée.
On constate que le marché fait pour le moment déjà plus de 189 millions d’euros avec
des chiffres en croissance.



La Superchief Gallery est le premier espace d’exposition physique exclusivement
consacré aux NFT dans le monde, en ouvrant cette semaine à Union Square, à New
York.

Le directeur du musée Superchief déclare « vouloir faire gagner en légitimité ce
domaine qui suscite encore trop de méfiance de la part de la population ». Les NFT
offrent donc une meilleure crédibilité au secteur blockchain qui manquait jusque-là de
ça.

Une comparaison peut ici être trouvé. Dominique PASQUIER évoquait dans son texte
« Une démocratisation en demi-teinte ? Usages populaires d’internet « le rôle qu’avait
le téléphone portable pour une adoption massive d’internet. En quoi cela a été une
aide ? Il explique cela par le fait que le portable était utile et s’est démocratisé
rapidement, permettant d’amener avec lui internet. De plus l’usage premier du
téléphone portable est facile à comprendre. Appeler quelqu’un sans intermédiaire.
Maintenant si nous mettons en relation le mobile avec les NFT on constate que ce
dernier est facile à comprendre car l’art est déjà implanté dans notre quotidien.
Second point commun, il connait un fort engouement en ce moment, comme les
téléphones mobiles à leurs débuts. Ces jetons numériques seraient donc une vitrine
aussi attrayante que les téléphones l’ont été pour internet ?
Pour vérifier cette hypothèse, j’ai moi-même réalisé un sondage. Sur un échantillon de
42 personnes de mon entourage qui se sont intéressés aux cryptomonnaies. Une
question simple, vous êtes-vous intéressé aux cryptomonnaies grâce aux NFT ? Le
résultat est sans équivoque 61.5% ont répondu oui contre 39.5%. Il faudrait bien sur
réaliser ce sondage à plus grande échelle, mais cela nous donne un aperçu de la
puissance qu’ont eu les NFT dans cette démocratisation des cryptomonnaies. Mais
pourquoi donc tant de personnes se sont intéressés à cette tendance des jetons
numériques ?

B. L’univers de l’art : passerelle entre art classique et blockchain

On va essayer de comprendre pourquoi c’est NFT sont tendance et si demandés, en
faisant un rapprochement avec le monde de l’art plus traditionnel.
Raymonde MOULIN explique différentes notions intéressantes pour notre
questionnement dans son ouvrage « Le marché de l’art, Mondialisation et nouvelles
technologies ». Tout d’abord, cet écrit met en avant le marché de la rareté, c’est-à-dire
qu’une œuvre doit avant tout être unique pour provoquer une sensation de privilège à
celui qui la détient. Les NFT mettent en avant cet esprit de rareté. Ces derniers sont
numérotés sur la blockchain et il est facile de savoir si l’œuvre est unique ou alors le
nombre d’exemplaires existant de l’œuvre. Cet ouvrage démontre que les acheteurs
justifient souvent leurs actes d’achat par le fait de partager les valeurs que suscitent ou
que défendent les œuvres ou l’artiste, cela ajoute une notion de valeur à l’achat et
d’appartenance. Les NFT sont en vogue pour cette même raison. Un acheteur partage
les valeurs que suscite les cryptomonnaies et la blockchain, à savoir la transparence,
la traçabilité … « Le marché de la peinture ancienne porte sur des œuvres qui,
souvent, ne sont ni datées ni signés » Ce constat, qui vient toujours du même livre,
met en avant la traçabilité. C’est en effet un facteur important dans le domaine de
l’art. Très fréquemment, les auteurs des œuvres ne sont pas déterminés, la date de
conception de l’œuvre est inconnue. Les NFT permettent de connaitre exactement
l’artiste et mieux encore, les personnes à qui l’œuvre a appartenu, car tout est écrit sur
la blockchain.
Les NFT permettent de se construire une galerie à moindre coût. Les peintures
traditionnelles ou les œuvres de manière générale nécessitent un coût pour le matériel
au-delà du talent. Les NFT sont virtuelles et ne nécessitent donc que très peu de frais.
Ainsi le monde de l’art apparait comme accessible pour tous sans dénaturer les
œuvres et le talent des créateurs. Au-delà de démocratiser le domaine des
cryptomonnaies, les NFT sont un premier pas à la découverte du monde de l’art et
celui des cryptomonnaies. Une première porte d’entrée accessible et technologique
qui peut expliquer cet engouement.
On se rend compte que les NFT sont en vogue car ils sont un prolongement de l’art
traditionnel qui sont compréhensible par la population et avec une utilisation concrète
et simple, ainsi cela permet d’initier les personnes au domaine blockchain grâce aux
NFT. De plus, ces jetons présentent des avantages comme le fait de créer des œuvres
et se faire des collections à moindre coût. Les NFT intéressent parce qu’ils s’adressent
à beaucoup de personnes. Tout s’abord les artistes qui peuvent trouver ici un nouveau
moyen d’exprimer leur art avec la possibilité de gagner des revenus. En période de
crise sanitaire ce mode de financement a permis à de nombreux artistes de s’exprimer
et vendre leur création. Ensuite, les personnes passionnées par l’art qui découvre un
nouveau support technologique. Les personnes dans l’écosystème blockchain vont,
eux aussi, s’intéresser à ce nouvel art. Enfin les investisseurs qui verront ici un moyen
de gagner de l’argent ou du moins de gagner de la valeur à travers ces œuvres
numériques. Ainsi, les NFT sont une réelle vitrine qui touche un large panel de personnes qui seront propices à connaitre l’écosystème qui se cache derrière à savoir la blockchain et les cryptomonnaies.

C. Une meilleure compréhension du domaine blockchain

Les NFT sont compréhensible de tous. Ils permettent une première approche au
monde un peu plus complexe des cryptomonnaies et de la blockchain. Ils sont donc
une aide à la démocratisation. Une des raisons qui explique la tendance des NFT est
également le fait que les médias traditionnels s’intéressent à des faits réels, chiffrables
et insolites, et ne vont pas forcément faire un reportage sur un projet crypto qui aura
des résultats concrets que dans plusieurs années et dont personne ne va réellement
comprendre le reportage.
Ici les médias abordent des choses concrètes. « Une œuvre d’art numérique vendu 69
millions d’euros » titre Le Figaro le 11 mars. Cela accroche l’œil et fait parler, tout ce
que les médias recherchent. Ainsi les NFT jouent un rôle de vitrine grâce à leur
simplicité de compréhension, le lien qui peut être fait avec l’art traditionnel et les prix
qui permettent une médiatisation par les médias traditionnels. Une passerelle qui
permet une démocratisation de l’ensemble de l’écosystème et qui facilitera le travail
des acteurs du marché.

D. Un nouveau moyen d’expression

Les NFT sont une prouesse technologie qui viennent bouleverser nos habitudes et
notamment les moyens d’expressions. Ces derniers peuvent être utilisés comme un
outil dont peuvent bénéficier les médias pour s’exprimer. Je m’explique. Des articles
sont vendus en tant que NFT et octroient à son détenteur, l’exclusivité et
l’appartenance de l’article. Il est noté sur la blockchain et ne peut pas être dupliqué
sur Internet. Plus l’article est intéressant, plus la valeur du jeton augmente. J’illustre
mes propos avec le cas de Kévin Roose, éditorialiste pour le « New York Times ». Il a
vendu un article pour 560 000 $. Ce dernier expérimentait les Non Fungible Token et
visait à « élargir un peu plus le champ des œuvres numériques vendues sous forme de
NFT ». Il se nommait d’ailleurs « Achetez cet article sur la blockchain ! » selon
LePoint.
Les réseaux sociaux se sont également bousculés pour utiliser cette technologie. Le
PDG de Twitter Jack Dorsey a vendu son tout premier tweet sous forme de NFT pour
2.9 millions de dollars.
Ainsi, une nouvelle manière de s’exprimer nait pour la presse et les réseaux sociaux
grâce à ces NFT.

CONCLUSION


Finalement, on se rend compte qu’une adoption de technologies prend énormément de
temps, mais que des recommandations et des actes peut favoriser cette
démocratisation. De nombreux acteurs influencent ce phénomène, les grosses
entreprises comme EBAY ou les médias pour leur influence et le rôle de
vulgarisation. Ils ne sont pas les seuls, les États par le cadre législatif et la
règlementation autour de ce domaine ainsi que le travail sur les inégalités et l’accès à
la technologie ont les clés de l’écosystème également. C’est pour cela que l’adoption
est disparate entre les pays.
Au même titre que les téléphones qui ont permis de favoriser et utiliser de manière
concrète internet, les NFT sont similaire avec la blockchain. Ils apportent une
visibilité au domaine en le rendant digeste pour tout le monde. Le domaine de l’art
faisant le lien entre ces jetons numériques et l’écosystème blockchain. Ainsi les
conséquences pour les entreprises sont diverses. Une meilleure compréhension de
l’écosystème, plus de visibilité et potentiellement de chiffre d’affaires. C’est une
tendance sur laquelle ils ont su prendre parti par différents actes de gestion présentés
plus haut.
Ce n’est pas tout, les NFT apportent également une nouvelle manière de s’exprimer et
de concevoir l’information pour les médias et réseaux sociaux. Maintes opportunités
s’offrent désormais à nous et aux acteurs du monde entier.
Il m’est obligé de nuancer mes propos en disant que les NFT ont un côté néfaste pour
l’écosystème. Il apporte une sorte de frénésie avec des chiffres hallucinante, vendre
un NFT pour 69 millions peut refléter, pour certain, d’une inconsidération de l’argent
et d’un domaine totalement spéculatif sans réel intérêt. Mais vendre des tableaux de
Van Gogh plusieurs millions d’euros, est-ce aussi considérer comme fou ? Cette
frénésie peut donner une mauvaise image de ces jetons numériques et donc
inconsciemment de la blockchain.
Le travail que j’ai effectué pourrait être complété et poursuivi sous différents aspects.
Il serait pertinent de connaitre toute la technicité et l’implémentation possible de ces
NFT dans le monde du travail, au-delà des médias.
Les NFT et cryptomonnaies étant un domaine très jeune, il existe peu de contenu
théorique ou d’études poussés dans ce domaine, mais c’était également un challenge
pour moi de faire mon mémoire sur ce sujet et j’en suis satisfait aujourd’hui. Si votre
curiosité est grandissante sur le sujet, je vous laisse avec un QR code qui vous mène
sur une des principales plateformes d’achat et ventes de NFT, pour avoir un rapide
aperçu de ce que l’on peut y trouver.

BIBLIOGRAPHIE

 

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